StarWars-Universe.com utilise des cookies pour faciliter votre navigation sur le site, et à des fins de publicité, statistiques, et boutons sociaux. En poursuivant votre navigation sur SWU, vous acceptez l'utilisation des cookies ou technologies similaires. Pour plus d’informations, cliquez ici.  
Battlefront II (2017)
Fiche et test (Xbox One) | Guide
Battlefront II (2017)
 
  • Genre FPS
  • Série Battlefront
  • Année de sortie 2017
  • Année et période +4 à +34 (Empire)
  • Plate-forme(s) Xbox One  PlayStation 4  PC
  • Lien web Acheter sur Amazon
  • Second opus de la nouvelle série Battlefront, développé par Dice.

  • Note du staff SWU
     (78 % - Test SWU et 1 commentaire)
  • Note des internautes
     (82 % - 5 commentaires)

Introduction

Battlefront 2 est sorti en novembre 2017 au milieu d’un bad-buzz généralisé sur les microtransactions. Méritait-il toute cette haine et cette colère ? La réponse (à moitié subjective) à la fin de ce test. Spoiler : la réponse est “non, quand même pas !”.

Amenez moi le Solo et le Wookiee !

S’il y a bien un reproche qui a été fait à Battlefront version 2015, c’est son manque de contenu et de campagne solo. EA s’est voulu rassurant pour ce deuxième opus, en annonçant très tôt l’existence d’une campagne, dotée d’une histoire originale prenant le point de vue d’un soldat de l’Empire et se déroulant sur 30 ans. Le tout porté par une campagne marketing bien huilée, faisait participer John Boyega lui-même (sur Twitter, il avait reproché l’absence de campagne dans l’épisode précédent).

Ne tournons pas autour du pot, on nous a un peu vendu du rêve.

Le joueur incarne Iden Versio, soldat d’élite de l’Empire campée par la convaincante (et jolie) Janina Gavankar. L’histoire commence juste avant la bataille d’Endor, quand Iden doit s’échapper d’un vaisseau rebelle - précisons qu’elle s’est laissé capturer pour accomplir sa mission, c’est quand même d’un soldat d’élite dont au parle. La mission suivante se déroule sur Endor, avec l’aide de l’escouade Inferno, dirigée par Iden, qui assiste impuissante à la destruction de l’Etoile de la Mort.

Iden Versio

A partir de là, le joueur devra effectuer toute une série de missions plutôt… décousues. On incarne la plupart du temps Iden Versio, à pied ou en vaisseau, mais il arrive en quelques occasions qu’on incarne plutôt des héros de la saga bien connus. Malheureusement l’ensemble ne semble pas vraiment lié, et quand j’écris “toute une série de missions”, on a effectivement l’impression de participer plus à des missions indépendantes qu’à une histoire globale.

Et d’ailleurs cette histoire ? C’est là qu’EA n’a pas été très honnête, et c’est là que je vais demander à ceux qui veulent garder le suspens de passer directement au paragraphe suivant. Les spoilers seront légers mais je préfère vous prévenir. C’est bon ? Ok, donc premièrement nous devions avoir le point de vue d’un soldat de l’Empire. C’est le cas dans la première partie. Grâce à plot twist parfaitement trop rapide, Iden va changer de camp et rejoindre la Nouvelle République. Fini le côté des vilains, il est temps de dézinguer à nouveau du Stormtrooper. L’autre point qui a été exagéré, c’est la période des fameux 30 ans, entre le Retour du Jedi et le Réveil de la Force. Toutes les missions, sauf la dernière qui a lieu juste avant l’épisode VII, se passent entre les batailles d’Endor et de Jakku. Soit environ un an. On est bien d’accord, EA nous a un peu vendu du rêve.

Non pas que la campagne soit mauvaise. Elle reste plutôt sympathique, un peu courte (comptez environ 6 heures), fort bien réalisée (les séquences cinématiques sont de toute beauté) et se paye le luxe de s’intégrer pleinement dans l’Univers Etendu Officiel (pensez bien à lire le comic les Ruines de l’Empire, et la trilogie Aftermath de Chuck Wendig pour en profiter pleinement).

A noter que le DLC gratuit Résurrection rajoute à peu près deux heures de jeu à la campagne solo et permet de boucler (temporairement ?) l’histoire. Plutôt sympathique.

Attaquons maintenant le gros morceau : le mode multijoueur. C’est bien évidemment le coeur du jeu, et les changements sont nombreux par rapport au premier opus.

Au lieu d’un petit contenu noir, je vois un grand contenu lumineux.

Commençons par le contenu, qui était vraiment chiche dans Battlefront 2015 si vous n’aviez pas pris le season pass. Ici, nous avons de base plus d’environnements (Kamino, Takodana, Yavin IV, Naboo, Kashyyyk, Crait...), plus de vaisseaux (X-Wing, Y-Wing, A-Wing, Tie Fighter, Tie Interceptor, Tie Bomber, ARC-117, V-Wing, chasseur Vautour, etc.), plus de héros (Kylo Ren, Rey, Finn, Vador, Luke, Leia, Lando, Boba Fett, etc.) et même plus de vaisseaux héros (X-Wing de Luke ou de Poe, Tie Avancé, chasseur de Yoda, Tie Silencer de Kylo Ren, etc.). Plus de contenu, mais moins de modes de jeux (j’y reviendrai). Il est cependant un peu dommage que les environnements créés pour l’opus précédent n’aient pas été réutilisés (où sont Scarif, Sullust, Bespin… ?).

Officiers et commandos sur Naboo

En ta nouvelle classe, ta confiance un peu trop grande me parait.

Précédemment, tous les joueurs étaient logés à la même enseigne et seules les cartes des étoiles permettaient de modifier un peu le gameplay. Dorénavant, on a accès à 4 classes de bases : commando, lourd, officier et spécialiste. Le commando est la classe d’attaque classique, polyvalente. Le soldat lourd est équipé d’une mitrailleuse lourde et peut encaisser plus de dégâts, au détriment de la vitesse. L’officier est la classe de soutien par excellence, capable de donner des bonus à ses alliés ou de déployer des tourelles. Enfin, le spécialiste est un sniper également capable de jouer la carte de l’infiltration.

En jouant, on cumule des points de batailles qui vous permettront des renforts : jumptroopers (équipé d’un jetpack), exécuteurs (très puissant), véhicules (AT-ST, speeder…) ou héros. Evidemment, les héros coûteront plus cher et il faudra économiser pour avoir le privilège de les utiliser.

Quand 900 modes tu auras, moins en forme tu seras.

Pour Battlefront 2, l’équipe de Dice s’est basée sur le succès des modes de jeux du premier volet. Ils sont donc bien moins nombreux, mais ce n’est plus mal tant certains étaient déserts.

Le principal mode est l’Assaut Galactique. En pratique, c’est une déclinaison de l’Attaque des Marcheurs, toujours en 20 contre 20. Un camp attaque, l’autre défend. Chaque map a son propre scénario, mais on retrouve de façon récurrente de la protection de véhicules (AT-AT, CAB-1…) et de la capture de points de contrôles.

Ce mode est clairement le plus intense. Les parties peuvent être relativement longues (une bonne vingtaine de minutes parfois) et demandent généralement une bonne coordination des défenseurs.

Combats spaciaux

Le mode Combats Spaciaux est le successeur du mode Escadron de Chasseurs. Comme l’Assaut Galactique, c’est un mode de jeu scénarisé d’attaque/défense en plusieurs étapes. Le pilotage a été revu et s’il s’avère un peu déroutant au début, il se révèle bien plus agréable et dynamique que dans le premier opus.

Comme pour les modes de jeux à pied, les Combats Spaciaux proposent trois classes (Chasseur, Intercepteur, Bombardier) ainsi que des vaisseaux héros.

Nous avons ensuite le mode Affrontement Héroïque. Très concrètement, il s’agit d’un gros bordel en 4 vs 4 où les héros s’étripent joyeusement. C'est particulièrement bourrin et jouissif, bien que certains héros soient clairement déséquilibrés par rapport à d’autres.

Le mode Frappe est un mode scénarisé où deux équipes de 8 joueurs s’affrontent sur un objectif précis. En général, l’un des camps doit capturer quelque chose dans le camp adverse. Ce mode est sympathique mais se révèle un peu moins percutant que les autres selon moi.

Enfin, le mode Escarmouche fait son retour, pour de simples matches en équipe de 10 contre 10. Classique mais efficace.

L'apprentissage pour devenir un jedi est long et très coûteux, et c’est une vie très dure, si tant est que tu y arrives.

Abordons maintenant le point qui fâche : le système de progression. Une refonte du système de progression est prévue pour le mois de mars, par conséquent si vous lisez ce test dans le futur, cette partie peut être bancale !

Chaque classe possède de base trois capacités (grenade, bouclier, etc.). Elle peut être améliorée avec des cartes (trois maximum). Une carte consiste en une amélioration (plus de santé, rechargement des capacités plus rapide, etc.) ou une capacité de remplacement (fusil à pompe, bouclier d’escouade, etc.). Une carte a quatre niveaux, chaque niveau la rendant plus performante.

Comment obtenir des cartes ? En les fabricant avec des pièces de fabrication ou en achetant des caisses (les fameuses lootbox) grâce aux crédits gagnés en jeu. Comment obtenir des pièces de fabrication ? En remplissant des défis ou en achetant des caisses. Comment obtenir des crédits ? En jouant ou en… achetant des caisses. Sachant qu’une partie moyenne vous donnera environ 300 crédits, une caisse coûte entre 2 200 et 4 000 crédits. Une fois achetée, la caisse va généralement vous donner quelques pièces de fabrication, quelques crédits, une ou deux cartes, des émotes… Et très souvent, vous allez vous retrouver avec pas grand chose d’intéressant. Ah, et j’ai oublié de mentionner quelque chose : certains héros doivent également être achetés avec des crédits. 5 000 crédits pour Iden Versio et jusqu’à 15 000 crédits pour Luke et Vador. Il va donc falloir BEAUCOUP jouer pour progresser. BEAUCOUP jouer pour gagner des crédits qui vous serviront PEUT-ÊTRE à obtenir de nouvelles cartes, et très peu des pièces de fabrication indispensables à l’amélioration. Car oui, vos cartes seront rarement améliorés via une caisse, la plupart du temps il faudra vous-même utiliser des pièces de fabrication. Et le dernier niveau coûte TRÈS cher.

Mos Eisley le soir

Progresser est donc très long et relativement frustrant. En pratique, la plupart du temps, cela ne fera que peu de différence en jeu. Vous pourrez avoir toutes les améliorations possibles, si vous êtes mauvais, vous êtes mauvais. Mais face à un joueur de niveau égal, une capacité de rechargement supérieure peut faire la différence. Et ce, surtout en mode Combats Spatiaux où vous aurez la possibilité d’augmenter votre santé ou vos dégâts.

Un dernier mot sur le multi : le matchmaking est mauvais. Il arrive régulièrement de voir une équipe dominer très largement l’autre, et cela n’est pas équilibré à la partie à la suivante. On espère que Dice réglera rapidement ce problème.

Je n'aime pas les autres joueurs, ils sont grossiers, agressifs, irritants et s'insinuent partout...

Dice a eu la bonne idée d’ajouter un mode arcade jouable seul ou en coop. Le but est de vaincre un certain nombre d’ennemis, seul ou avec une équipe, en temps limité ou pas. Il est possible d’utiliser de personnaliser ces matchs. Hormis le choix de la map, des classes ou héros utilisables, certains modificateurs peuvent être appliquées sur la partie. Par exemple, vous pouvez faire en sorte que les ennemis meurent en un seul coup. Mais ce modificateur peut aussi être appliqué au joueur lui-même. S’il assez jouissif de prendre un héros pour vaincre des hordes d’ennemis d’un seul coup, les plus téméraires pourront aussi se créer de vrais défis quasi impossibles à tenir.

Pour le moment ce mode est assez limité mais de futurs patches devraient ouvrir un peu plus de possibilités. Par exemple, des versions adaptées des mode Assaut Galactique et Combats Spaciaux.

Un petit jeu AAA extrêmement bien conçu, votre Altesse.

Vous savez tous à quoi ressemble le jeu : il est magnifique et fluide, même sur une simple Xbox One S (oui, je teste des jeux sur Xbox One S). Les environnements sont bourrés de détails : explosions, fumées, civils, animaux… Tout est fait pour vous plonger dans l’ambiance de batailles épiques, et le respect des codes Star Wars est scrupuleux. Si en plus vous pouvez bénéficier de la 4K et du HDR, vous en prendrez plein les mirettes. Les cinématiques de la campagne solo sont également très réussies, en particulier Iden Versio : on peut voir chaque émotion se dessiner sur son visage.

Palpatine sur Naboo

Niveau sonore, comme à peu près tous les jeux Star Wars, c’est un sans faute avec des bruitages et des musiques tirés des films. Comme pour les graphismes, tout est fignolé dans le moindre détail pour en prendre plein les oreilles. Et depuis quelques temps, il est possible de jouer la musique en continu lors des parties multijoueurs : effet garanti !

Le puissant Jabba demande pourquoi il devrait donner une bonne note.

Au final, Battlefront 2 est un très bon successeur à Battlefront. Il est presque tout ce que son grand frère aurait dû être. Le système de progression actuel n’est clairement pas au top et le mode solo n’est pas son plus grand atout, mais le jeu ne mérite absolument pas le bad-buzz qu’il a subi à sa sortie. Si vous cherchez un jeu d’action multijoueur doté d’une ambiance extrêmement fidèle aux films, Battlefront 2 est fait pour vous.

Toujours en mouvement est l’avenir.

Un petit mot sur l’avenir du jeu. EA et Dice ont confirmé continuer à proposer des patches, du contenu gratuit (et pas de DLC payants !) et de nouvelles saisons pour longtemps. On devrait avoir un contenu qui va s’étoffer de plus en plus, en proposant de nouveaux héros, environnements et modes de jeu. C’est quand même une bonne nouvelle !

Image promotionnelle de la saison The Last Jedi

Battlefront II (2017)
Plate-forme :  Xbox One  -  Date : 13/02/2018

Points positifs

  • La réalisation (sonore et graphique)
  • L’intensité du mode multijoueur
  • Le contenu plus riche
  • Les améliorations de gameplay
  • Les DLC gratuits
  • La campagne solo qui a le mérite d’exister

Points négatifs

  • Le système de progression
  • La campagne solo qui n’est pas celle que l’on attendait
  • Le matchmaking catastrophique
Note :
(75 %)